Cheesecake Poire-Sansho par Ophélie Barès pour Le Temps et le Pain

Vol à prendre. Taxi à trouver. Train à ne pas rater. Vol à prendre. Tous les aéroports se ressemblent. Tous les hôtels se ressemblent. Taxi. Train. Vol. Taxi. Train. Vol. Taxi. Train. Vol. Taxi. Il fonce dans la nuit, plus que quelques kilomètres. Assis derrière, j’ouvre la fenêtre, le vent froid me fouette le visage. La nuit est noire sur cette autoroute. Les arbres sont énormes des deux côtés, leurs branches veulent m’attraper. Je lui dis d’aller plus vite, je lui dis que je n’ai pas le temps, je lui dis de ne plus me poser de questions. Entre les arbres s’allument soudain des yeux. Je vois des cadavres articulés, ils me tendent leurs mains décharnées. Ils s’entassent sur le bas-côté. Vision d’horreur. Je ferme les yeux, et je suis ailleurs. Pour un instant je reviens à la douceur, celle qui arrête l’horloge, l’instant d’une gourmandise comme un cheesecake plein de tendresse.

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Le Fraisier par Le Temps et le Pain

C’était irrépressible, il nous fallait lui parler. Nos sentiments s’épanchaient d’une plaie qui s’était soudain ouverte, nous laissant consternés. Chaque mot que nous disions nous rapprochait du précipice, nous assourdissait, nous aveuglait, saturait notre conscience. Au milieu de cet ahurissement, le téléphone n’arrêtait plus de sonner. Nous ne décrochions pas. Cette maudite sonnerie s’acharnait sur nous, elle nous tambourinait sur le crâne, jusqu’à ce que le cerveau explosât et le cœur explosât, au même moment que l’air explosait, l’immeuble explosait, la ville explosait, le monde explosait. Puis vint le silence dans la poussière. Nous nous relevâmes en lambeaux, non pas par courage mais par stupeur. La solitude fut encore plus grande, plus perçante. Seul le temps nous réparerait, et saurait enfin enterrer les illusions des jeunes années. C’est ce temps qui fait tout autant mourir les espérances que mûrir les choses les plus délicieuses, des fraises des bois qui couronnent un Fraisier par Ludovic Fontalirant chez Le Temps et le Pain.

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Le Paris-Téhéran par Le Temps et le Pain

C’est une construction immense, des tours, des salons, des mosaïques, des dorures et des vitraux qui s’amoncellent dans une contrée lointaine, c’est un palais qui brille le soir à la lumière d’un croissant de lune. Nous y promenons nos pensées, nous y découvrons les histoires de mille et une nuit, nous y respirons ce parfum d’orient qui nous envoûte et nous transporte là où il nous sera toujours interdit d’aller. Ce lieu est un songe, il est tellement immense que nous pouvons nous y perdre, et tellement petit qu’il peut tenir dans la paume d’une main. Il est fait de choux, de crèmes et de pistache d’Iran, c’est le Paris-Téhéran par Le Temps et le Pain. Nous nous apprêtons à le visiter dans ses moindres recoins. Continuer la lecture de « Le Paris-Téhéran par Le Temps et le Pain »

Flan à la Pistache par Le Temps et le Pain

Le temps est le seul vrai luxe. Il s’écoule et ne revient jamais, nous en avons tous une quantité limitée et définie au départ, et nous ne faisons que la dépenser. Chaque jour, chaque heure et chaque seconde qui passent de l’autre côté du sablier s’évaporent à tout jamais, alors il y urgence à les employer dans les projets et les activités qui nous sont les plus chers. Et le temps est aussi un ingrédient précieux, celui qui permet au pain et aux gâteaux de se former. Les bonnes choses se font avec lui, et il sait toujours reprendre ce qui s’est fait sans lui. C’est ce que nous semble indiquer l’enseigne « Le Temps et le Pain » avec le nom qu’elle s’est choisie. Dégustons leur flan à la pistache qui, par sa forme et sa saveur, est une petite originalité parmi les flans parisiens. Continuer la lecture de « Flan à la Pistache par Le Temps et le Pain »