Brioche au Cardamome et à la Cannelle par O/HP/E

C’est un La Majeur qui résonna dans la salle silencieuse de la philharmonie quand le premier violon débuta le prélude de Lohengrin. L’instrument, frotté d’abord doucement par l’archet, émettait un son qui nous sembla comme une main qui s’était posée sur une corde sensible de notre âme. Mais petit à petit, la musique qui s’étoffait avec les bois et qui descendait dans les graves faisait vibrer cette corde, commençait par nous intriguer pour ensuite réveiller en nous des émotions insoupçonnées. Elle si frêle au début se révélait grandiloquente à présent, nous forçait à la suivre, s’immisçait dans notre cœur et devenait menaçante. À son paroxysme, les cuivres se joignirent à l’ensemble et cognèrent sur les portes de notre mémoire, tout l’orchestre exulta d’une musique qui nous traversa comme un spasme et le cymbalier se leva, fit tinter d’un air impérieux ses deux disques de cuivre éclatants sous la lumière, arrosa la salle d’un retentissement fatal qui fit sauter tous les verrous que l’on peut garder en soi. Malgré nous les larmes nous vinrent aux yeux, nous étions exténués, vaincus. Enfin les violons nous bercèrent une dernière fois, revinrent progressivement au calme et bouclèrent avec le début de leur partition. C’est alors que nous nous dîmes que Wagner avait décidément compris quelque chose sur les émotions humaines, sur leur construction, que peu de gens avaient réussi à comprendre. Ce mélange de douceur et de fermeté, cette exigence, pourrons-nous les retrouver dans une friandise telle que la Brioche au Cardamome et à la Cannelle proposée chez O/HP/E ? Réussira-t-elle à accorder le moelleux de sa pâte à la force de ses épices ? Nous chercherons à le savoir. Continuer la lecture de « Brioche au Cardamome et à la Cannelle par O/HP/E »

Nid d’Abeilles par O/HP/E

N’est-ce pas un blasphème que de réserver notre bouche aux mets les plus normaux, au va-et-vient de nourritures quelconques, alors que l’on pourrait tellement mieux l’employer ? Et notre langue est-elle là juste pour sentir les saveurs les plus connues, alors qu’elle pourrait accéder à des trésors encore inexplorés ? Quel gâchis ! S’il nous a été donné un corps il faut en jouir jusqu’au bout ! Ah… s’aventurer hors des sentiers battus, goûter à des choses inconnues, cela ne nous fait pas peur. Même quand il s’agit de spécialités allemandes ou alsaciennes, nous mordons dedans. Ainsi nous avons déniché une rareté à Paris, un Nid d’Abeilles proposé au rayon pâtisserie d’O/HP/E ! Continuer la lecture de « Nid d’Abeilles par O/HP/E »