Opéra par Carette

Le drame, la tragédie, en a-t-on jamais assez ? Convenez qu’il faut toujours en remettre une couche, autrement la vie serait un peu trop tiède ! Nous craignons de nous ennuyer… Nous voulons des larmes, des cris, nous voulons des complaintes, nous voulons de l’Opéra ! De la tragédie certes, mais attention : seulement sur scène, dont les limites restent à définir. N’est-ce pas l’espace rêvé où les émotions humaines sont poussées à leur paroxysme ? Dans les gâteaux nous pouvons aussi ressentir de fortes émotions, voyons si ce sera le cas avec un entremets Opéra par Carette.

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L’Opéra par Thévenin

Nous repensons à ses derniers mots, elle a parlé puis elle s’est jetée ! Sans un regard, sans un regret, avec toute la force, toute la volonté, et même toute la liberté que cet acte porte en lui. Liberté ultime, elle est partie là où plus personne ne peut l’atteindre. Car elle a dû croire à un ailleurs, elle s’est précipitée dans le vide, elle s’est noyée dans la musique assourdissante de l’orchestre, a sombré dans notre regard éberlué, s’est anéantie dans notre cœur qui s’est brisé. Et le rideau est tombé comme un couperet, brutalement et sans retour. Difficile d’applaudir après tant d’émotions. C’est ainsi que Tosca s’est terminé, Puccini mettant tout son génie dans la scène finale. Y aurait-il autant d’émotion dans un Opéra pâtissier ? Nous faisons l’expérience de celui de la Maison Thévenin.

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L’Opéra par Julhès

Il est intéressant de voir à quel point la voix que nous portons est un élément sensible de la personnalité, combien elle nous met à nu et dévoile notre état intérieur sans même que nous nous en rendions compte. N’est-il pas curieux de remarquer que l’on se souvient toujours de la première critique que l’on a reçue dans l’enfance sur sa manière de chanter ? Et n’est-il pas encore plus troublant de se rendre compte que l’on n’ose plus chanter après cela, des années ou des décennies plus tard ? C’est assurément une liberté à reconquérir, un jugement de plus dont il faut s’affranchir ! Chantons de nouveau à tue-tête peu importe les conséquences ! Essayons-nous à l’opéra ! Et pour nous réchauffer, commençons par l’entremets Opéra proposé chez Julhès. Continuer la lecture de « L’Opéra par Julhès »

Opéra Yuzu par Pain Pain

Il est presque vingt heures quand nous entrons dans la salle et les spectateurs sont déjà bien installés. Dans le frou-frou de leurs vêtements contre les fauteuils résonnent des chuchotements de dernière minute, et de la fosse nous proviennent les notes des musiciens qui font leurs ultimes accords. Bien qu’elles ne soient pas les meilleures places du Palais Garnier, nous aimons les loges du premier étage. Elles offrent un semblant d’intimité et permettent de mieux promener notre regard sur l’orchestre et le balcon, de voir qui s’est dépêché ce soir à l’Opéra, de remarquer parfois certaines toilettes extravagantes. Mais aussi, quand le spectacle commencera, c’est sur le velours de leur rampe que nous pourrons nous échouer, transportés par nos émotions comme des feuilles sur un cours d’eau. Et bien que les histoires soient parfois bêtes à pleurer, il n’y a que l’opéra pour nous faire vivre cela. Mais peut-être aussi certaines pâtisseries… Tentons cet Opéra Yuzu par la boulangerie et pâtisserie Pain Pain et voyons ce qu’il nous fera ressentir.

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Opéra Blanc par Arnaud Delmontel

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Chez Arnaud Delmontel, l’entremets Opéra revêt son habit d’hiver. C’est une version toute blanche du classique de Dalloyau que le chef pâtissier propose dans sa boutique, et ce changement d’apparence annonce également des saveurs et une composition revisitées. Jetons un regard attentif sous la robe immaculée de cet Opéra Blanc et jugeons sur pièce. Continuer la lecture de « Opéra Blanc par Arnaud Delmontel »