Fleur Noire par Ladurée

On l’imagine dans les sombres antres des alchimistes, née d’innombrables sorcelleries ! Elle nous fascine comme une chose défendue qui nous appelle et nous effraie à la fois ! On pense qu’elle est rare et précieuse, qu’elle peut mener à toutes les folies, et on la tient craintivement dans la main. C’est une œuvre qui se veut mystérieuse et envoûtante ! Mais nous savons garder notre sang froid. Dégustons cette Fleur Noire par Ladurée et voyons ce qu’elle nous cache dans son obscur chocolat.

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Symphonie par L’Osmanthe

Quand les premières notes de l’orgue retentirent dans l’église, nous tressaillîmes de tout notre être. Il nous semblait que les pierres de l’édifice bougeaient, les ondes traversaient la matière et nous traversaient indifféremment. Au fur et à mesure que l’organiste jouait, c’était Bach lui-même qui nous racontait une histoire, qui susurrait à nos oreilles le début et la fin, avec ses repos et ses soubresauts, ses joies et ses chagrins. Toutes les émotions venaient en nous, apparaissaient puis disparaissaient, et c’était troublant de réaliser à quel point la musique fait flotter la conscience sur une mer agitée et hors de contrôle. C’est cela le pouvoir d’une symphonie, un mystère que nul n’a encore percé. Une symphonie pâtissière aura-t-elle le même effet sur nous ? Seule une audition de cet entremets provenant de la pâtisserie L’Osmanthe nous le dira vraiment.

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Délice de Poire par Nelly Julien

L’Adieu est écrit dans l’instant même d’une première rencontre. Chaque joie contient en elle sa peine, chaque espoir sème la graine d’un désenchantement futur. Ainsi l’amour nous transcende et nous menace à la fois, en nous donnant le bonheur tout en nous laissant entrevoir sa sombre fin où l’on souffre de tout ce qui a été cassé dans notre cœur. L’été nous a donné un soleil infini alors que c’est l’automne qui nous attend, et nous le voyons poindre avec ses couleurs et ses saveurs. La poire commence alors à s’inviter dans les pâtisseries, comme dans ce délice de poire par Nelly Julien.

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Datcha Abricot par Café Pouchkine

Fendre l’abricot est une affaire délicate qui nécessite du doigté. D’abord il faut en choisir un qui soit bien rebondi, dont la peau a ce toucher légèrement velouté. En le tâtant il ne doit être ni trop ferme ni trop flasque, il faut le caresser et s’assurer que sa chair possède une texture uniforme. Puis en le prenant entre ses deux mains, il faut glisser ses pouces le long de son sillon, en remontant jusqu’à l’insertion du pédoncule. À cet endroit précisément où il est le plus mafflu, il faut enfoncer ses pouces et tirer pour écarter puis rompre le mésocarpe en deux, exposant ainsi la graine du fruit que l’on peut facilement enlever. Certains se passeraient bien de cette opération ardue, et il n’est pas interdit de recourir à des pâtisseries où les abricots sont déjà prêts à déguster, comme dans ce Datcha Abricot du Café Pouchkine. Continuer la lecture de « Datcha Abricot par Café Pouchkine »

Le Camélia par Sucré Cacao

« Pendant vingt-cinq jours du mois, les camélias étaient blancs, et pendant cinq ils étaient rouges ; on n’a jamais su la raison de cette variété de couleurs ». Avec Marguerite Gautier, célèbre Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas, la couleur des fleurs qu’elle portait signalait peut-être la période où les rencontres pouvaient être tentées… Un camélia ouvrait ou fermait la porte à tous les fantasmes, une couleur suffisait pour aiguiser l’intérêt de ses bienfaiteurs. Ses camélias disaient quand elle était disponible, ils avaient un sens caché, et souvent une promesse. Promesse d’un plaisir inoubliable que nous fait aussi le Camélia de la pâtisserie Sucré Cacao, celle du chef James Berthier. Continuer la lecture de « Le Camélia par Sucré Cacao »