Tarte aux Pommes Rêveuse par Kubo Pâtisserie

Nous nous abandonnons à nos songes comme si nous prenions le large, nous divaguons sans retour. Quel mal y a-t-il à être des rêveurs ? Certainement, nous le sommes. Être là et être ailleurs à la fois, partir à l’aventure avec des âmes téméraires, voilà qui nous sommes. Le rêve est une des manifestations de la réalité, il ne s’y oppose pas. Après tout, qui saurait vraiment dire où se trouve la frontière entre les deux ? S’il en est une, alors nous la franchissons allègrement, nous basculons de part et d’autre. C’est notre liberté, prenons-la. Et prolongeons l’expérience avec une Tarte aux Pommes Rêveuse, une création de Kubo Pâtisserie.

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Millefeuille par Land & Monkeys

Cette nuit sur son épaule, nous apprenons l’étendue de son amour. Il semble que nous sommes uniques à ses yeux, que nous sommes intelligents, que notre visage est beau, que notre regard est touchant, que notre voix est spéciale. Nos rires que nous étouffons dans la couette l’amusent particulièrement. Car nous ne comprenons pas tout cela, nous qui nous sentons précisément l’inverse de ce qui nous est décrit. Mais c’est ainsi, le secret est toujours dans la façon dont on regarde les choses. Ainsi rien ne ressemble autant à un millefeuille qu’un autre millefeuille, mais c’est notre regard et notre connaissance qui le distingueront des autres. Nous reconnaissons celui de Land & Monkeys, une version complètement végétalienne que nous dégustons.

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Le Millefeuille par Sébastien Dégardin

La chose la plus étrange avec le sentiment amoureux, c’est le calme après la tempête qu’il cause en nous. Comment se fait-il que l’on s’éprenne de quelqu’un jusqu’à ne plus pouvoir vivre sans penser à son amour, et qu’ensuite tout cela disparaisse ? Où est à présent cette personne que nous avons été, celle qui n’a plus respiré que pour l’autre ? Peut-être qu’une part de nous est déçue de comprendre que tout passe, même les chagrins d’amour… C’est donc vrai qu’on s’en remet finalement… Est-ce triste ou heureux ? Et la vie sera-t-elle une alternance de ces moments, de transcendance et de platitude, de choses qui croustillent et de choses qui réconfortent ? Sera-t-elle un millefeuille, qui alterne pâte feuilletée craquante et crème onctueuse ? Vérifions cela avec la version de cette pâtisserie classique par Sébastien Dégardin.

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Le Flan par Farine & O

« Je vais passer un mois dans le village. J’y vais seule, c’est sûrement la dernière fois. » Les cahots de ce chemin de montagne secouaient le bus où notre vieille voisine nous annonça la destination de son dernier séjour d’été. Elle commença à nous parler de sa voix frêle sans prévenir, comme si elle jetait des mots dans le vide, n’ayant peut-être pas remarqué notre présence à côté d’elle. Courbée sous ses 92 ans, elle pensait ne plus avoir le temps. Ce serait son dernier voyage, un retour aux sources disait-elle. Nous l’écoutâmes sans déranger son flot de paroles, sans être certains s’il s’agissait de tristesse ou de joie qu’elle exprimait. Nous descendîmes du bus avec cette incertitude troublante, et parfois salvatrice, cette hésitation qui nous fait vouloir vivre et tout essayer. Les choses que nous aimons, nous les voulons toutes, maintenant. En pâtisserie, nous goûterons toutes les créations les plus sophistiquées comme les plus simples, tel un flan classique chez Farine & O.

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Le Fraisier par Le Temps et le Pain

C’était irrépressible, il nous fallait lui parler. Nos sentiments s’épanchaient d’une plaie qui s’était soudain ouverte, nous laissant consternés. Chaque mot que nous disions nous rapprochait du précipice, nous assourdissait, nous aveuglait, saturait notre conscience. Au milieu de cet ahurissement, le téléphone n’arrêtait plus de sonner. Nous ne décrochions pas. Cette maudite sonnerie s’acharnait sur nous, elle nous tambourinait sur le crâne, jusqu’à ce que le cerveau explosât et le cœur explosât, au même moment que l’air explosait, l’immeuble explosait, la ville explosait, le monde explosait. Puis vint le silence dans la poussière. Nous nous relevâmes en lambeaux, non pas par courage mais par stupeur. La solitude fut encore plus grande, plus perçante. Seul le temps nous réparerait, et saurait enfin enterrer les illusions des jeunes années. C’est ce temps qui fait tout autant mourir les espérances que mûrir les choses les plus délicieuses, des fraises des bois qui couronnent un Fraisier par Ludovic Fontalirant chez Le Temps et le Pain.

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