Chou Litchi Framboise par Tholoniat

Quand j’ouvris mes paupières, un vent léger agitait les fleurs du cerisier sous lequel je m’étais allongé. Les petits pétales roses virevoltaient devant moi, ils se déposaient tendrement dans mes cheveux et sur mes joues. L’arbre me laissait entrevoir un magnifique ciel bleu et pur. Soudain, je compris combien ce moment anodin était en réalité précieux et, même s’il semblait s’offrir à moi gratuitement, combien je l’avais cher payé. Pour que le chemin de ma vie me menât en ce jour précis à cette joie printanière toute simple, à cette liberté fugace, combien de combats avais-je mené, contre d’autres, contre moi-même, contre rien, combien de séparations avais-je vécu, combien de déchirements, à combien de renoncements m’étais-je résigné ? Non, ce n’était pas gratuit, je ne pouvais même plus en imaginer le prix monstrueux. Cela ne fit qu’augmenter la joie du moment présent, que je renforçai alors par la dégustation d’un Chou aux Litchis et aux Framboises de la pâtisserie Tholoniat.

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Carré Coco Mangue par La Boulangerie de la Tour

Ces vêtements me collent agréablement comme une seconde peau. Élastiques et lisses, ils épousent mes bras, cintrent ma taille, galbent mes cuisses. Quand je me déplace dans la chambre, j’entends leur doux frottement silencieux. Dehors il neige, et je m’apprête à sortir, mais je prends mon temps. Je me regarde dans le miroir sous tous les angles, je me trouve très bien, ainsi ficelé dans cette étoffe synthétique et souple. Car dans le froid, ils me tiendront chaud. Je sillonnerai les pistes enneigées sans crainte, descendant les lacets qu’elles dessinent dans la montagne comme cette crème blanche qui sillonne sur le Carré Coco Mangue par La Boulangerie de la Tour.

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Cirrus par Philippe Conticini

Moi qui pensais que tu avais disparu un matin d’hiver, que je t’avais égaré dans mon brouillard, sans aucune explication, j’avais tort. Tu n’avais pas disparu, tu t’étais évadé. Tu avais choisi ton moment et, avec la ponctualité que je te connaissais, tu t’étais libéré d’un monde qui te deviendrait hostile, de murs qui limiteraient ton horizon, d’un corps qui t’emprisonnerait, d’une tête qui te malmènerait. Ce fut silencieux. Cette évasion qui s’était faite sans mots, dans le calme, j’en découvris la saveur dans un Cirrus par Philippe Conticini, où le Cannabidiol libéra doucement mes pensées d’une réalité qui voulait les contraindre.

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Passion Épicée par Christophe Roussel

Nous montions en visant le sommet de cette montagne qui nous semblait inatteignable quelques jours plus tôt. Près du but, ce fut la neige que nous rencontrâmes, éblouissante au soleil, fraîchement laissée par la tempête de la veille. Chaque pas que nous faisions partait alors dans deux directions à la fois, nous faisait monter en altitude vers notre destination future, et nous faisait glisser vers le passé, vers cet enfant transi de froid dans la montagne enneigée. Ce qui nous souvenait de ces années nous frappait dans les jambes, semblait s’accrocher à nos pieds, nous appesantissait en ricanant. Tout nous revenait : les chutes, le froid, la défaite. Pourtant ce sommet que nous entrevoyions nous appelait, nous exhortait à ne pas chanceler, à nous départir de nos craintes et à réécrire une autre histoire. La vue fut magnifique une fois arrivés. Épuisés, en sueur, mais heureux d’une joie rédemptrice. Cette montagne, c’était notre conquête. Et depuis, nous en conquérons d’autres, de multiples Mont-Blancs, ou encore ce petit entremets ayant la forme d’une montagne enneigée. Voyons si nous savourerons tout autant cette « Passion Epicée » par Christophe Roussel.

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Caroline par Sucré Cœur

Nous avons rarement connu beauté pareille. Quand nous nous souvenons d’elle, nous revoyons sa splendeur, ses cheveux qui ondulent sur ses épaules, son sourire qui nous marque jusqu’au fond de l’âme… Comment tant d’épreuves ont pu un jour créer chez elle ce si beau sourire qui fait tout oublier ? Quand elle nous regarde, elle nous oblige à vivre le moment présent. On croit alors que ses yeux n’ont jamais pleuré, on pense qu’elle s’est affranchie de tout, avec la facilité d’une robe qu’elle a changée sans paraître y faire attention. Elle semble à tout jamais figée dans la fraîcheur de l’instant. Retrouverons-nous cette même fraîcheur dans un entremets qui porte son nom, Caroline, à la pâtisserie Sucré Cœur ?

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