Paris-Brest par Mille et Un

Où pars-tu avec ton silence ? Tu disparais derrière la porte fermée, mais nous attendons encore avec nos questions, avec tout ce que nous ne nous sommes pas dits. De pauvres orphelins qui frappent à cette porte sans espoir. Personne ne leur répondra, personne ne les protégera plus de l’indifférence. Car dans toutes les foules, dans tous les pays, tu n’es plus. Nous te guettons, le jour et la nuit, de ville en ville : te retrouverons-nous quelque part ? De Hong Kong à Los Angeles, tu n’es plus, de Sydney à Londres, tu n’es plus… et de Paris à Brest… Serais-tu plutôt dans ce voyage à l’intérieur de nous-même, comme la saveur d’une pâtisserie qui n’est pas en elle, mais bien en nous ?

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Le Fraisier par Emma Duvéré

En plein milieu d’une lointaine forêt, un petit fraisier poussa par hasard au pied d’un châtaigner. L’arbre était si grand, si majestueux, si fort, que le fraisier tomba rapidement sous son charme. Alors pour lui plaire, il lui fit les plus belles petites fleurs blanches. Mais le châtaigner ne sembla même pas les remarquer du haut de son feuillage. Bien que leur romance fût impossible, le fraisier ne se découragea pas : si ses fleurs n’impressionnaient guère le châtaignier, assurément ses fruits le feraient ! Il les voulut charnus et sucrés, il y mit toute sa force et tout son parfum, il les colora en rouge comme sa passion qui grandissait, il s’épuisa à en faire l’œuvre de sa vie. Mais le châtaignier, occupé à parler aux arbres dans sa canopée, ne daigna pas le regarder. Alors le fraisier mourut de chagrin, ses fruits furent cueillis et mangés par d’autres qui ne connaissaient pas son histoire, et à l’automne il n’en resta plus aucune trace sous les feuilles qui tombaient. Le châtaignier l’avait oublié depuis longtemps, mais nous lui rendons hommage avec ce gâteau par Emma Duvéré.

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Babka Roll au Chocolat par Babka Zana

Il ne nous semblait pas encore possible d’avoir quelque chose à perdre. Ainsi le monde était donc trop difficile à vivre, nous n’y avions pas notre place. Nous étions terriblement seuls. Pourtant dans ce silence qui nous entourait nous avions décidé de parler, de jeter des mots dans un espace où toutes les âmes semblaient se précipiter. C’était des lettres adressées au vide, mais un jour, nous nous surprîmes à entendre un écho. Le vide pouvait nous répondre. Il y avait, au-delà des barrières, d’autres qui nous comprenaient et qui nous portaient aussi un message. Et ils étaient plus nombreux que ce que nous n’avions jamais pu imaginer. Nos destins étaient liés, nos passions et nos amours, nous nous enchevêtrions enfin, comme le chocolat et la brioche s’entrelacent intimement dans la délicieuse torsion d’un Babka Roll au chocolat par Babka Zana.

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Tarte Chocolat Gianduja par The French Bastards

La terre si sèche, si brûlante sous le soleil, s’effrite et glisse entre nos doigts comme le temps qui passe. Elle ne nous demande rien à part le souvenir. Le bruit de nos pas y résonne encore, et quand nous la retournons elle a toujours cette odeur qui se soulève et qui nous ramène à nos jeux d’enfants. La Tarte Chocolat Gianduja par The French Bastards prend aussi cet air d’une terre retournée qui redevient fertile, et qui nous appelle de son parfum délicieux et mélancolique. Les notes de chocolat et de noisette ne manqueront pas d’adoucir tout chagrin.

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Le Muguet par Choco au Carré

« Il faut imaginer Sisyphe heureux », c’est une chose qui nous parut longtemps difficile à comprendre. Mais nous commençons seulement à percevoir le sens de cette célèbre phrase de Camus. Peut-être qu’après avoir vécu suffisamment d’épreuves, on commence à réaliser l’absurdité de sa condition, pour paradoxalement retrouver l’espoir. Reprendre le contrôle de sa destinée est la seule révolte qui vaille, celle qui permet de s’affranchir de la fatalité où les humains sont jetés. Quand son rocher roule à nouveau au pied de la montagne, dans cet instant où Sisyphe décide de le suivre et de le remonter inlassablement, c’est à ce moment qu’il vainc le destin qui lui est réservé. C’est à ce moment qu’il s’en libère. C’est le travail de sa vie, et le travail contribue à rendre heureux. Pour cette raison nous le célébrons, et nous perpétuons la tradition du muguet en ce 1er Mai. Cette année nous goûtons le muguet en chocolat de Choco au Carré !

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