Le Cookie par Frenchie To Go

Les pâtisseries que l’on peut qualifier de simples mais qui sont très riches ou gourmandes suscitent un engouement particulier en ce moment. Peut-on regarder cela dans le contexte de notre société, et y voir les remous apparents de quelque chose de plus profond ? Pourquoi cherche-t-on à retrouver des saveurs fortes et régressives avec les pâtisseries ? J’y vois parfois un écho de notre intériorité mouvante, de la fermeture de nos frontières physiques et mentales, du retour vers la fausse assurance des choses que l’on considère comme connues. Est-ce un réflexe de protection contre les injonctions de tout genre, sanitaires, sociales, écologiques, économiques, qui nous promettent des lendemains catastrophiques ? La question est complexe mais elle me fait aborder ce cookie par Frenchie To Go avec grand intérêt.

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Le Millefeuille façon Paris-Brest par Christophe Michalak

Je ferme la porte, je ferme les yeux, je ferme mon cœur. À double tour, il faut que je me barricade, que je ne vois plus, que je ne pense plus, que je ne comprenne plus, que je ne sache plus combien c’est difficile, combien c’est injuste, pour toi, pour moi. Il n’y a pas de solution, j’ai beau chercher, il n’y en a pas. Il faut que je supporte, que je me blinde, que j’oblitère le sentiment. Je dois y arriver, je ne peux pas faillir, c’est mon rôle, c’est ma responsabilité, c’est ce que je te dois, c’est ce que je me dois. Et j’ensevelis le tout sous mille tracas du quotidien, mille considérations inutiles, le millefeuille des bonnes raisons pour se faire une raison. Un millefeuille qui transforme la réalité, comme il transforme un Paris-Brest chez Christophe Michalak.

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Entremets au Praliné par La Maison du Chocolat

Le voyage le plus lointain, la voiture la plus rapide ou les chevaux les plus infatigables : rien ne semble nous emmener suffisamment loin de ce pays, de ce vaste chagrin où nous sommes, quand l’autre l’a déserté. Comment anesthésier notre cœur ? Nous voudrions endormir la douleur. Car il n’y a pas de solution, il n’y a pas d’échappatoire. C’est ainsi. Nous restons où nous sommes et nous devons simplement l’oublier, ne plus y penser. Et nous rentrons chez nous chaque soir en pensant que l’amour est parfois injuste, que nos sentiments sont ce qu’ils sont, qu’il ne faut plus y réfléchir car un jour tout cela sera du passé. Nous nous réfugions alors dans la douceur d’un praliné, dans un entremets proposé à La Maison du Chocolat que nous nous apprêtons à expérimenter.

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Gianduja par Kreme

En nous, un espoir et un désespoir s’entremêlent dans un conflit qui agit comme une source. Qu’y a-t-il de si aliénant dans cette société, pour nous faire échanger ce que nous avons de plus précieux contre des choses que nous ne voulons peut-être même pas ? Et dans ce simulacre qui nous emprisonne, ce qui nous rend heureux, ce qui nous émeut jusqu’au fond de l’âme, l’avons-nous égaré ? Il est encore temps de retrouver une symbiose, un accord harmonieux entre ce que nous sommes et ce que nous voulons obtenir. Il est toujours possible de rattraper cet équilibre délicat, comme un accord parfaitement juste entre le chocolat et la noisette d’un Gianduja. C’est cela exactement que nous voudrions dans un dessert du salon de thé Kreme.

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La Merveille par Yann Couvreur

Ce renard de Yann Couvreur est doué pour faire
Des gâteaux qui inspirent la joie, les plaisirs,
L’amour ! Qu’il nous prenne alors, sans trop nous déplaire,
À parti dans son doux et délicieux délire.

Dans tous les sens que l’on peut bien imaginer,
Une pâtisserie accomplira son dessein :
En ces conditions il est sot de se priver !
Nous avons choisi, mise dans son bel écrin,

Sa fameuse Merveille. C’est en réalité
Une association de saveurs qui nous est chère !
Ce que l’on trouve caché sous son tablier
De chocolat, ce sont des meringues légères !

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