Cirrus par Philippe Conticini

Moi qui pensais que tu avais disparu un matin d’hiver, que je t’avais égaré dans mon brouillard, sans aucune explication, j’avais tort. Tu n’avais pas disparu, tu t’étais évadé. Tu avais choisi ton moment et, avec la ponctualité que je te connaissais, tu t’étais libéré d’un monde qui te deviendrait hostile, de murs qui limiteraient ton horizon, d’un corps qui t’emprisonnerait, d’une tête qui te malmènerait. Ce fut silencieux. Cette évasion qui s’était faite sans mots, dans le calme, j’en découvris la saveur dans un Cirrus par Philippe Conticini, où le Cannabidiol libéra doucement mes pensées d’une réalité qui voulait les contraindre.

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Cactus par Wonderland Pâtisserie

Quel est ce monde où les sentiments vous condamnent, au lieu de vous permettre de réussir ? Est-il possible qu’après avoir montré ce que l’on a de plus fragile en soi, on se fait simplement fouler aux pieds ? On nous apprend qu’il faut cacher ses émotions, étouffer ses plaintes, se détourner de tout ce qui ne sert pas son ambition. Mais malgré les blessures, nous résisterons à ces règles idiotes qui n’engagent que ceux qui les croient. Car nous acceptons de prendre notre risque, nous assumons notre trouble. Notre sensibilité existe, et elle n’est pas celle d’un cactus que l’on ne peut approcher sans se faire piquer. Les cactus, nous leur faisons un sort, surtout ceux que prépare Rodolphe Groizard chez Wonderland Pâtisserie.

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Alizés par Les 3 Chocolats

Tout était calme en cette fin de journée quand nous nous mîmes à la fenêtre pour observer le crépuscule. Dans la quiétude inhabituelle de la ville, nous ressentîmes soudain une faiblesse qui nous arrêta. D’abord insoupçonnée, c’était comme une chose enfouie en nous qui trouvait enfin le moyen de surnager sur nos sentiments. Alors, revinrent nous submerger comme une vague la difficulté de l’enfance, la solitude de la fuite, la déception de l’amour, les batailles pour survivre, la mort des êtres chers… toutes à la fois nous serraient le cœur, nous étouffaient. Il nous fallait respirer, et c’est une de ces brises du soir qui nous caressa les joues en ouvrant la fenêtre, berça notre chagrin puis l’emporta comme un souffle au-dessus des toits de Paris. Tout cela n’était donc rien, c’était le vent qui nous faisait avancer, nos Alizés à nous. Vers où nous mèneront-ils ? Tentons de le savoir avec cet entremets Alizés par Les 3 Chocolats.

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Assortiment de Mochis par La Maison du Mochi

Il a cette douceur attentive et calme qui laisse entrevoir l’instant où tout peut basculer. Il manifeste la tiédeur inquiétante des non-dits, ceux qui résonnent encore dans le silence, et possède l’étrangeté d’un cri sourd que l’on pousse dans le vide et que personne n’entend. Tout y est amorti, cotonneux et tendre, avant de se rattraper en intensité. Sa peau se déforme sous nos doigts et n’oppose aucune résistance, nous le prenons dans nos mains et nous le mordons à pleines dents, dans un petit nuage de poudre blanche qui se soulève et nous souffle soudainement sur le visage. Nous savourons ainsi le mochi, et nous en avons trouvé de plusieurs sortes à La Maison du Mochi à Paris. Étudions cette pâtisserie japonaise et tout ce qu’elle nous fait ressentir.

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Mon Kœur par Christophe Michalak

Rouge comme une morsure saignante, le « Kœur » enflamme les vitrines des pâtisseries de Christophe Michalak par sa couleur sulfureuse et son glaçage luisant. C’est comme un signal d’alerte auquel nous ne pouvons que répondre ! Irrévocablement nous le prenons dans nos mains et nous y plantons nos dents, son glaçage rouge s’épanche sur nos lèvres, coule sur nos doigts, tandis que nous absorbons toute sa substance en fermant les yeux. Que contient-il et quel effet ressentons-nous ? Continuer la lecture de « Mon Kœur par Christophe Michalak »