Cirrus par Philippe Conticini

Moi qui pensais que tu avais disparu un matin d’hiver, que je t’avais égaré dans mon brouillard, sans aucune explication, j’avais tort. Tu n’avais pas disparu, tu t’étais évadé. Tu avais choisi ton moment et, avec la ponctualité que je te connaissais, tu t’étais libéré d’un monde qui te deviendrait hostile, de murs qui limiteraient ton horizon, d’un corps qui t’emprisonnerait, d’une tête qui te malmènerait. Ce fut silencieux. Cette évasion qui s’était faite sans mots, dans le calme, j’en découvris la saveur dans un Cirrus par Philippe Conticini, où le Cannabidiol libéra doucement mes pensées d’une réalité qui voulait les contraindre.

Continuer la lecture de « Cirrus par Philippe Conticini »

[Noël] La Bûche de Non-Ël par Homade

L’année a coulé comme l’eau d’un torrent, rapide, imprévisible, et elle nous a profondément changés. Comme chaque année qui passe, à laquelle on réfléchit nécessairement autour d’une bûche de Noël, elle a aussi été un apprentissage pour nous, et c’est la chose la plus importante. Nous avons compris certaines de nos failles, des blessures souterraines ont refait surface, nous avons réalisé qu’il fallait se les pardonner soi-même pour les dépasser. Nous avons appris à résister à certaines émotions, à apprivoiser certaines pensées. Et nous avons réussi à nous détacher, à apprécier chaque joie comme une chance que nous avons saisie. 2020 a été une année exceptionnelle à tous les niveaux, nous en ressortons différents, mais joyeux. Elle peut désormais faire partie du passé, car il y a un avenir à écrire, et nous comptons bien le mordre à pleines dents ! Cet avenir commence maintenant, avec une première bouchée de la Bûche de Non-Ël par Homade.

Continuer la lecture de « [Noël] La Bûche de Non-Ël par Homade »

[Noël] Bûche Roulée à la Vanille par Cinq Sens

De grâce, qu’on ne nous demande point d’être raisonnables, surtout pas à Noël ! Nous n’aimons que les excès, loin de nous tout soupçon de modération ! On en mourrait ! Car croyez-nous, lecteurs, que la frugalité, la sobriété ou bien – horreur suprême – l’abstinence, ne mènent pas au bonheur. C’est même un dévoiement total qui contrarie la nature, car pour le bonheur il faut de l’intempérance et des passions enflammées ! Oui, le bonheur commande d’aller au bout de ses idées, il exige d’assumer complètement les goûts dont on se pique. Et par exemple, si vous aimez la vanille outre mesure comme nous, vous voudrez peut-être fêter Noël avec une bûche qui prétend mettre intensément cette saveur en avant. Alors dégustons la bûche de Nicolas Paciello dans sa pâtisserie Cinq Sens, et voyons ce qu’elle nous fera ressentir.

Continuer la lecture de « [Noël] Bûche Roulée à la Vanille par Cinq Sens »

Saint-Honoré par Le Bristol

Son regard opalin est vide, désespérément vide, bien qu’il ait été si expressif autrefois, il est maintenant dépourvu de tout sentiment, de tout courage, de tout sens. Nous observons ses grands yeux, nous essayons de comprendre ce qu’il s’est passé, mais il n’y a plus rien : ils sont très ouverts mais bien éteints. Ils sont devenus banals, que leur est-il advenu, eux qui nous ont scruté auparavant comme un couteau qui fouille dans notre cœur ? Tout meurt. Ce que nous avons connu semble avoir disparu, et c’est comme une libération. Son regard est dorénavant blanc, anodin, de la couleur laiteuse d’une crème sur une pâtisserie que nous nous apprêtons à étudier, un Saint-Honoré par Julien Alvarez au Bristol à Paris.

Continuer la lecture de « Saint-Honoré par Le Bristol »

Entremets au Praliné par La Maison du Chocolat

Le voyage le plus lointain, la voiture la plus rapide ou les chevaux les plus infatigables : rien ne semble nous emmener suffisamment loin de ce pays, de ce vaste chagrin où nous sommes, quand l’autre l’a déserté. Comment anesthésier notre cœur ? Nous voudrions endormir la douleur. Car il n’y a pas de solution, il n’y a pas d’échappatoire. C’est ainsi. Nous restons où nous sommes et nous devons simplement l’oublier, ne plus y penser. Et nous rentrons chez nous chaque soir en pensant que l’amour est parfois injuste, que nos sentiments sont ce qu’ils sont, qu’il ne faut plus y réfléchir car un jour tout cela sera du passé. Nous nous réfugions alors dans la douceur d’un praliné, dans un entremets proposé à La Maison du Chocolat que nous nous apprêtons à expérimenter.

Continuer la lecture de « Entremets au Praliné par La Maison du Chocolat »