Cinnamon Bun par Circus

Il est bien roulé, il n’y pas à dire. Et il a déjà été dans toutes les bouches à Paris, sauf la nôtre. Mais cette injustice ne durera pas davantage, puisque nous allons le tester très méthodiquement. Bien que nous ayons entendu le plus grand bien du Cinnamon Bun proposé à la boulangerie Circus, nous nous sommes résolus à le juger par nous-mêmes. Direction rue Galande pour en attraper un à la sortie du four, juste assez chaud et doux pour faire fondre notre cœur de pierre. CQFD.

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Le Camélia par Sucré Cacao

« Pendant vingt-cinq jours du mois, les camélias étaient blancs, et pendant cinq ils étaient rouges ; on n’a jamais su la raison de cette variété de couleurs ». Avec Marguerite Gautier, célèbre Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas, la couleur des fleurs qu’elle portait signalait peut-être la période où les rencontres pouvaient être tentées… Un camélia ouvrait ou fermait la porte à tous les fantasmes, une couleur suffisait pour aiguiser l’intérêt de ses bienfaiteurs. Ses camélias disaient quand elle était disponible, ils avaient un sens caché, et souvent une promesse. Promesse d’un plaisir inoubliable que nous fait aussi le Camélia de la pâtisserie Sucré Cacao, celle du chef James Berthier. Continuer la lecture de « Le Camélia par Sucré Cacao »

Carrot Cake par Coutume Café

N’a-t-on pas souvent l’impression qu’avec certains habits on peut conquérir le monde, alors qu’avec d’autres on n’ose même pas aller faire ses courses sans craindre l’opprobre ? On a beau dire que l’habit ne fait pas le moine, les préjugés sont tenaces. Plus qu’un vêtement, l’habit est un rôle social que l’on endosse, que l’on possède et qui nous possède réciproquement. Mais parfois, on peut en avoir marre, on peut vouloir enfin se libérer de ces carcans et se montrer tel que l’on est… Sans superflu, en toute simplicité, c’est ainsi que se présente le Carrot Cake par Coutume Café. Nous explorons sa vraie nature. Continuer la lecture de « Carrot Cake par Coutume Café »

Brioche au Cardamome et à la Cannelle par O/HP/E

C’est un La Majeur qui résonna dans la salle silencieuse de la philharmonie quand le premier violon débuta le prélude de Lohengrin. L’instrument, frotté d’abord doucement par l’archet, émettait un son qui nous sembla comme une main qui s’était posée sur une corde sensible de notre âme. Mais petit à petit, la musique qui s’étoffait avec les bois et qui descendait dans les graves faisait vibrer cette corde, commençait par nous intriguer pour ensuite réveiller en nous des émotions insoupçonnées. Elle si frêle au début se révélait grandiloquente à présent, nous forçait à la suivre, s’immisçait dans notre cœur et devenait menaçante. À son paroxysme, les cuivres se joignirent à l’ensemble et cognèrent sur les portes de notre mémoire, tout l’orchestre exulta d’une musique qui nous traversa comme un spasme et le cymbalier se leva, fit tinter d’un air impérieux ses deux disques de cuivre éclatants sous la lumière, arrosa la salle d’un retentissement fatal qui fit sauter tous les verrous que l’on peut garder en soi. Malgré nous les larmes nous vinrent aux yeux, nous étions exténués, vaincus. Enfin les violons nous bercèrent une dernière fois, revinrent progressivement au calme et bouclèrent avec le début de leur partition. C’est alors que nous nous dîmes que Wagner avait décidément compris quelque chose sur les émotions humaines, sur leur construction, que peu de gens avaient réussi à comprendre. Ce mélange de douceur et de fermeté, cette exigence, pourrons-nous les retrouver dans une friandise telle que la Brioche au Cardamome et à la Cannelle proposée chez O/HP/E ? Réussira-t-elle à accorder le moelleux de sa pâte à la force de ses épices ? Nous chercherons à le savoir. Continuer la lecture de « Brioche au Cardamome et à la Cannelle par O/HP/E »

Tarte aux Figues par Bontemps

Agréable et à l’aise partout, comme nous, le figuier est un arbre que nous bénissons chaque automne. Qui peut imaginer un instant qu’en poussant parfois dans les zones les plus arides de la méditerranée, cet auguste végétal puisse donner les fruits les plus doux et les plus mielleux qui soient ? C’est un miracle ! Et nous comptons bien en profiter. Garnie d’insolentes figues de Solliès, toutes rondelettes et charnues, une tarte se fait remarquer à la pâtisserie Bontemps. Mais est-elle bien dans les règles et ne cache-t-elle rien de suspect ? Une audition de cette tarte au Tribunal des Gâteaux s’impose ! Continuer la lecture de « Tarte aux Figues par Bontemps »