Le Mont-Blanc par Pâtisserie Le Bon

Chaque montagne est plus haute que celle qui la précédée, pourtant il faut la franchir. C’est l’effort constant, le chemin que l’on fait pas après pas. Il nécessite de croire à un idéal, il exige une forme de solitude incompréhensible aux autres. Et puis il faut essayer d’oublier ses peurs… Car elles reviendront tôt ou tard pour manger le monde. Au sommet de chaque montagne, tout se remet à zéro. Une nouvelle page blanche est à écrire, c’est notre Mont-Blanc. Nous le prenons à deux mains et le mordons à pleines dents ! Voyons ce que nous réserve celui de la Pâtisserie Le Bon.

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Le Dalloyau par Dalloyau

La vérité, chers lecteurs gourmands, est assommante. On peut croire aux bonnes intentions, aux nobles sentiments, et pourtant la vie nous rappelle toujours à la raison, à sa propre raison. La vérité ce sont les pensées insidieuses qui se cachent derrière les sourires, les failles qui se cachent derrière les passions, les arrangements qui se cachent derrière les amitiés. Que faire ? L’Homme est faible et lâche. Nous le sommes tous. Que faire, à part être indulgent, et jeter un regard bienveillant sur nos êtres qui se démènent comme ils peuvent dans ce monde absurde ? Car connaître cette vérité adoucit les mœurs, crée la compassion : les autres c’est nous, ce sont nos semblables. Il n’y a qu’un seul être humain comme il n’y a qu’une seule saveur principale dans cet entremets signature par Dalloyau.

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Le Mont-Blanc par Le Moulin de la Vierge

Une dernière étreinte, une dernière accolade qui protège et qui rassure. Un tourbillon dans ses bras : c’est ce que nous n’aurons plus jamais. Il est trop tard, l’horloge ricane doucement. Le temps s’est écoulé et tout a fui sans retour, lentement et doucement, sans que nous nous en rendions compte. Et pour retrouver cette étreinte il faudra maintenant la chercher en vain partout, s’emporter dans des tourbillons émotionnels factices, comme si nous suivions la trajectoire chaotique des vermicelles de crème de marrons qui s’enchevêtrent et qui tournent autour d’un Mont-Blanc par Le Moulin de la Vierge. Tournoyer pour vivre, peut-être pour fuir, pour oublier.

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Tarte au Citron Meringuée par Gilles Marchal

Juste après l’orage qui avait déchiré le ciel, ce qui nous avait perdu c’était le brouillard. Il s’intensifiait dans un silence inquiétant au fur et à mesure que nous avancions, noyant les arbres et les buissons dans son épaisseur, déroulant ses flots laiteux sur toute la région. La forêt devenait de plus en plus profonde, sa frontière était sans cesse repoussée, et les chemins tortueux traçaient un labyrinthe inextricable. L’endroit nous semblait défendu, pourtant il se refermait sur nous comme un piège. Nous y étions pris comme les petits dés de citrons dans la forêt de meringues sur la Tarte au Citron par Gilles Marchal, qu’il faudra traverser à chaque bouchée pour arriver à la crème acidulée qui nous est promise en dessous.

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Longchamp Feuilleté par Jean-Paul Hévin

Dans une grande ville où des millions de personnes se côtoient, ce qui nous frappe le plus c’est l’absence. L’absence de l’autre certes, du confident, du messager, alors que tant de connexions semblent à portée de main, mais aussi et surtout l’absence de soi à son propre corps. Nous habitons nos maisons, nous habitons nos professions, nous habitons nos préoccupations, mais nous avons déserté notre corps. C’est un étranger. Il faut se le réapproprier, le reconsidérer, se recentrer sur ses réactions. Sentir les textures, sentir les saveurs et les analyser, c’est une façon d’honorer chacune des sensations que nous procure un entremets fort en chocolat comme le Longchamp Feuilleté par Jean-Paul Hévin, et une façon de se reconnaître soi-même. Continuer la lecture de « Longchamp Feuilleté par Jean-Paul Hévin »