Félicien par La Meringaie

Longtemps nous étions restés dans cet endroit que l’autre avait déserté. Nous frissonnions en pensant à son souvenir, nous nous accrochions à ce qui nous restait, un objet, une écriture, une odeur… les reliques d’un temps révolu. Nous l’admirions, car cela nous permettait de fuir tout ce que nous étions. Et nous avions vraiment pensé que nous nous retrouverions un jour. Mais que nous restait-il de tout cela ? Il n’y avait plus rien autour de nous. Alors un jour, nous partîmes aussi. Sur une autre voie nous nous engageâmes, un chemin enneigé, froid à figer tout ce que nous avions ressenti par le passé. On s’enfonçait dans la neige d’une légèreté et d’une blancheur à nous faire tout oublier, comme une meringue moelleuse et roulée dont La Meringaie s’est faite une spécialité.

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Saint-Domingue par Olivier Stehly

Rentrer dans les flots de l’océan, dans sa nudité et sa vulnérabilité, ressentir la force de l’eau et se laisser aller. C’est dans cette eau que nous nous réconcilions avec notre corps, lui que nous avons tant montré, caché, aimé, haï, entretenu, saboté… Transportés par les vagues nous abandonnons nos combats, et nous flottons, nous dérivons sous le soleil. Dans cette immensité indifférente, nous sommes une île, un endroit mille fois construit et dévasté, un esprit qui ne demande plus que la liberté. Nous rejoignons des territoires lointains, des mondes qui n’existent plus. Saint-Domingue nous appelle par des effluves de chocolat que nous retrouvons dans une pâtisserie d’Olivier Stehly.

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Paris-Brest par Mille et Un

Où pars-tu avec ton silence ? Tu disparais derrière la porte fermée, mais nous attendons encore avec nos questions, avec tout ce que nous ne nous sommes pas dits. De pauvres orphelins qui frappent à cette porte sans espoir. Personne ne leur répondra, personne ne les protégera plus de l’indifférence. Car dans toutes les foules, dans tous les pays, tu n’es plus. Nous te guettons, le jour et la nuit, de ville en ville : te retrouverons-nous quelque part ? De Hong Kong à Los Angeles, tu n’es plus, de Sydney à Londres, tu n’es plus… et de Paris à Brest… Serais-tu plutôt dans ce voyage à l’intérieur de nous-même, comme la saveur d’une pâtisserie qui n’est pas en elle, mais bien en nous ?

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Royal par Ernest & Valentin

Nous sommes tombés dans un piège vieux comme le monde. Comment se décider entre deux amours ? Est-ce de notre faute si les possibilités sont nombreuses ? Pourtant nous ne sommes pas adeptes des histoires compliquées, nos émotions sont toutes simples ! La seule façon défendable de choisir entre les deux, et d’obtenir un succès certain, c’est bien de goûter à tout. Il faut y mettre de la volonté et de l’abnégation. Alors notre cœur balance comme notre regard amusé qui se promène sur les vaguelettes chocolatées d’un entremets Royal par Ernest & Valentin.

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Le Muguet par Choco au Carré

« Il faut imaginer Sisyphe heureux », c’est une chose qui nous parut longtemps difficile à comprendre. Mais nous commençons seulement à percevoir le sens de cette célèbre phrase de Camus. Peut-être qu’après avoir vécu suffisamment d’épreuves, on commence à réaliser l’absurdité de sa condition, pour paradoxalement retrouver l’espoir. Reprendre le contrôle de sa destinée est la seule révolte qui vaille, celle qui permet de s’affranchir de la fatalité où les humains sont jetés. Quand son rocher roule à nouveau au pied de la montagne, dans cet instant où Sisyphe décide de le suivre et de le remonter inlassablement, c’est à ce moment qu’il vainc le destin qui lui est réservé. C’est à ce moment qu’il s’en libère. C’est le travail de sa vie, et le travail contribue à rendre heureux. Pour cette raison nous le célébrons, et nous perpétuons la tradition du muguet en ce 1er Mai. Cette année nous goûtons le muguet en chocolat de Choco au Carré !

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