L’Oranger par Sébastien Gaudard

C’est peut-être illusoire de penser que je peux trouver un quelconque repos, et pourtant cette conscience de la vanité ne me console pas. J’aimerais un jour ne plus me sentir différent, incompris, ou abandonné. Est-ce que ce mal ne se répare jamais ? Je voudrais retrouver l’insouciance. Pourtant, l’aiguille s’enfonce lentement dans ma peau, le temps passe et elle est toujours là. Quand j’étais petit, j’en prenais une grande et je piquais les oranges. Puis je les pressais entre mes mains pour en faire sortir tout le jus et le boire. C’est peut-être la façon la plus gourmande de les déguster. Mais on peut aussi en profiter dans des pâtisseries, comme dans cet Oranger trouvé chez Sébastien Gaudard.

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Tarte à l’Érable et Chantilly par Tapisserie Pâtisserie

Les doigts gelés, les pieds endoloris, j’avais marché pendant des heures sur la poudreuse où je m’enfonçais jusqu’aux genoux. Une vision éblouissante me guidait dans cette montagne : sur le ciel bleu se détachait un gigantesque bloc de neige et de glace qui brillait au soleil. C’était le pic. Les nuages l’entouraient, le léchaient doucement, le contournaient puis s’élevaient sur ses flancs. Le sommet se sublimait et s’échappait dans les airs, comme s’il était en train de s’évaporer. Je ne l’aperçus que quelques secondes, avant qu’un nuage vînt le recouvrir et le faire disparaître. La vision fut éphémère et légère, comme une crème Chantilly fragile qui ne dure qu’un temps sur la Tarte à l’Érable par la pâtisserie Tapisserie.

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Tarte à la Pistache par Utopie

Je n’appartiens pas à ce monde tel qu’il est devenu, pourtant je dois y vivre. Hier je me posai sur les berges du Rhin, sous une lune gibbeuse. Le vent de la nuit qui tombait ranima en moi quelque chose qui s’était perdu. Recroquevillé sur le banc de bois, j’observais les gens circuler : c’était permis de le faire ici. Il était encore possible de se promener, de rire, de s’asseoir, de discuter. Les choses les plus simples devenaient soudainement une Utopie. Je savourais cet instant éphémère comme une pâtisserie, comme une tarte à la pistache achetée dans une fameuse enseigne parisienne.

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Chou aux Fruits Rouges par Broken Biscuits

Je repense à cet été, mon voyage en bord de mer. Dans cette chambre blanche, ouverte aux quatre vents, le soleil entrait chaque matin et me réveillait. Sur mes joues, sur l’oreiller, mes larmes de la veille avaient insensiblement coulé et séché. Étais-je encore suffisamment jeune pour avoir le cœur brisé ? Dans ce lit, je n’avais pas besoin de me cacher. C’était l’émotion qui débordait, comme un petit chou à la crème qu’on avait pressé un peu trop fort. C’est ainsi que l’on sait s’il est délicieux, alors nous inspecterons de la sorte le Chou aux Fruits Rouges par Broken Biscuits.

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La Poire Pécan par Le Bon Pâtisserie

Hier, je rêvai que j’étais sorti sans masque. Dans la rue, je me baladais et je ressentais le vent sur mon visage. Doucement, il refroidissait mes joues, glissait sur mes lèvres, me murmurait dans les oreilles… Mais pourquoi tous les passants me regardaient éberlués ? Je me rendis compte que j’avais oublié le masque, et de ma sensation de bien-être naquirent alors des sentiments contradictoires. C’était un mélange d’euphorie et de frayeur, d’abandon et de culpabilité, qui prirent possession de moi. Le choc était là : une chose banale nourrissait à présent un contraste émotionnel fort, comme un contraste entre la douceur de la poire et la force du praliné de noix de pécan, associés ensemble dans une tarte par Le Bon Pâtisserie.

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