Datcha Abricot par Café Pouchkine

Fendre l’abricot est une affaire délicate qui nécessite du doigté. D’abord il faut en choisir un qui soit bien rebondi, dont la peau a ce toucher légèrement velouté. En le tâtant il ne doit être ni trop ferme ni trop flasque, il faut le caresser et s’assurer que sa chair possède une texture uniforme. Puis en le prenant entre ses deux mains, il faut glisser ses pouces le long de son sillon, en remontant jusqu’à l’insertion du pédoncule. À cet endroit précisément où il est le plus mafflu, il faut enfoncer ses pouces et tirer pour écarter puis rompre le mésocarpe en deux, exposant ainsi la graine du fruit que l’on peut facilement enlever. Certains se passeraient bien de cette opération ardue, et il n’est pas interdit de recourir à des pâtisseries où les abricots sont déjà prêts à déguster, comme dans ce Datcha Abricot du Café Pouchkine. Continuer la lecture de « Datcha Abricot par Café Pouchkine »

Le Camélia par Sucré Cacao

« Pendant vingt-cinq jours du mois, les camélias étaient blancs, et pendant cinq ils étaient rouges ; on n’a jamais su la raison de cette variété de couleurs ». Avec Marguerite Gautier, célèbre Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas, la couleur des fleurs qu’elle portait signalait peut-être la période où les rencontres pouvaient être tentées… Un camélia ouvrait ou fermait la porte à tous les fantasmes, une couleur suffisait pour aiguiser l’intérêt de ses bienfaiteurs. Ses camélias disaient quand elle était disponible, ils avaient un sens caché, et souvent une promesse. Promesse d’un plaisir inoubliable que nous fait aussi le Camélia de la pâtisserie Sucré Cacao, celle du chef James Berthier. Continuer la lecture de « Le Camélia par Sucré Cacao »

La Tarte Infiniment Vanille par Pierre Hermé

C’est la main qui dérobe nos souvenirs, sans bruit elle nous les enlève l’un après l’autre, et la mémoire autrefois si chargée redevient vierge. Du monde d’avant elle ne nous laisse rien, petit à petit les choses s’effacent et la mémoire nous abandonne. Le passé s’estompe dans le présent, l’instant redevient une éternité sans fond et sans issue, nous emprisonnant dans un néant lumineux et aveuglant. Tout est blanc, enfin, tellement plein de vide. C’est le blanc d’une mort certaine, et celui d’une naissance aussi. C’est la couleur de la pureté et des premiers instants de la vie, celle qui invoque le lait, la crème et la vanille. Et avec elle c’est à la Tarte Infiniment Vanille par Pierre Hermé que nous revenons. Continuer la lecture de « La Tarte Infiniment Vanille par Pierre Hermé »

Petits Éclairs par Un Éclair de Génie

Ils partent en mer les petits bateaux, glissant doucement sur l’eau luisante au soleil. Assis sur les pierres du port antique nous les observons, et nous sommes comme eux, des petits points qui voguent vers l’horizon, poussés par le vent, des particules sans attaches… Et nous portons en nous aussi la joie et la mélancolie des grands départs, notre seule maison est l’absence. Ils s’éloignent de nous et ne sont plus que des fantômes qui fendent les vaguelettes de la méditerranée, ils deviennent de plus en plus minuscules, et ils tiendraient presque sur le bout de nos doigts. Bientôt ils seront aussi petits que ces éclairs miniatures que nous avons trouvés chez Un Éclair de Génie, et dont nous ne ferons que quelques bouchées. Continuer la lecture de « Petits Éclairs par Un Éclair de Génie »

Galanga par Hugo & Victor

Ah la bien-pensance ! Le politiquement correct ! C’est d’un ennui mortel. Que vaut l’amour s’il n’est que tiède, que vaut la passion si elle ne remue pas tout en dedans ? Certaines choses méritent d’être épicées, cela est vrai en sentiments comme en pâtisserie. Chez Hugo & Victor on semble l’avoir reconnu avec un chou à la fraise et à la vanille, la douceur incarnée, relevé néanmoins avec du galanga qui promet de piquer ! Le résultat sera-t-il détonant ? Nous investiguons ! Continuer la lecture de « Galanga par Hugo & Victor »