Brioche Gourmande par Legay Choc

Il est bon parfois de se contenter des plaisirs les plus simples, de se laisser porter par les choses les plus quotidiennes et de ne pas toujours rechercher la sophistication et l’originalité ! Cela vous étonne ? Pourtant c’est vrai, nous sommes des ascètes ! Ainsi nous pensons que pour bien commencer sa journée, il n’y a rien de mieux qu’une brioche aux pépites de chocolat, de celles que l’on trouve communément dans n’importe quelle boulangerie du pays. Et cela nous suffit, croyez-nous, car c’est bien à cette chose que nous nous intéresserons, une brioche de monsieur tout le monde provenant de la boulangerie et pâtisserie parisienne Legay Choc.

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Le Nœud Gourmand par Thierry Meunier

Les aiguilles de l’horloge se sont arrêtées, elles dont la course nous semblait éternelle autrefois. Fines et précises, leur métal acéré ne tourne plus dans le cadran romain : elles sont prêtes à accomplir leur œuvre assassine. Patientes, elles ont attendu des années, et c’est maintenant qu’elles couperont dans la chair. L’horloge cassée nous fixe, elle fige le moment comme une douleur infinie, elle fait d’inextricables nœuds dans l’espace-temps, nous attachant les mains, nous serrant la gorge, nous étouffant. Des nœuds qu’on ne peut défaire que d’une seule façon, en se brisant soi-même. Il faut payer de son cœur et de son sang, il faut l’accepter, c’est la loi cruelle de ce monde. Nous sommes emportés par ce que nous ne contrôlons pas, piégés dans la toile patiemment tissée par les aiguilles de l’horloge, comme le chocolat est pris dans les circonvolutions du feuilletage du Nœud Gourmand de Thierry Meunier. Continuer la lecture de « Le Nœud Gourmand par Thierry Meunier »

Feuilleté Praliné par Boulangerie Sain

C’est une lame lente qui s’enfonce dans la blessure, mais elle ne nous fait plus crier. Est-ce vrai que l’on s’habitue à tout ? S’ennuie-t-on aussi de la douleur ? Car dans un monde où nous sommes trop lucides nous ne voulons parfois que détourner le regard : fermer les yeux, ne plus rien ressentir, nous laisser dériver… Anesthésie générale. Le plafond remonte peu à peu, le lit redevient immense. Nous nous roulons en boule, nous nous refermons comme ce Feuilleté Praliné de la Boulangerie Sain qui s’enroule sur lui-même. Continuer la lecture de « Feuilleté Praliné par Boulangerie Sain »

[Sydney] Chapitre 3: Un grain de sable – Cruffin par La Renaissance

Sur un arrêt de bus une voix nous interpella : le prochain allait-il à Manly Beach ? Nous nous retournâmes pour nous excuser mais rapidement d’autres passagers confirmèrent cette destination. C’était un Danois qui venait d’arriver à Sydney, et qui comptait passer ses deux prochaines années en Australie. Il avait tout abandonné dans son pays, contre l’avis général, et il était venu vivre au jour le jour de petits boulots et d’insouciance. Il avait l’air heureux, comme on peut l’être parfois en s’abandonnant au sort et en se laissant porter par le hasard. Et ce jour-là, tout ce qui comptait pour lui était de se trouver sur la plage, l’esprit libre et les pieds dans le sable. Voilà donc qu’un grain de son sable fin s’immisçait dans l’engrenage de notre quotidien bien réglé… Et si la vraie vie était ailleurs, autrement ? Avait-il tout compris ? Qu’est-ce qui donne du croustillant et de la saveur à l’existence, comme à ce Cruffin de la pâtisserie Renaissance que nous nous apprêtons à déguster ? Continuer la lecture de « [Sydney] Chapitre 3: Un grain de sable – Cruffin par La Renaissance »

Brioche au Cardamome et à la Cannelle par O/HP/E

C’est un La Majeur qui résonna dans la salle silencieuse de la philharmonie quand le premier violon débuta le prélude de Lohengrin. L’instrument, frotté d’abord doucement par l’archet, émettait un son qui nous sembla comme une main qui s’était posée sur une corde sensible de notre âme. Mais petit à petit, la musique qui s’étoffait avec les bois et qui descendait dans les graves faisait vibrer cette corde, commençait par nous intriguer pour ensuite réveiller en nous des émotions insoupçonnées. Elle si frêle au début se révélait grandiloquente à présent, nous forçait à la suivre, s’immisçait dans notre cœur et devenait menaçante. À son paroxysme, les cuivres se joignirent à l’ensemble et cognèrent sur les portes de notre mémoire, tout l’orchestre exulta d’une musique qui nous traversa comme un spasme et le cymbalier se leva, fit tinter d’un air impérieux ses deux disques de cuivre éclatants sous la lumière, arrosa la salle d’un retentissement fatal qui fit sauter tous les verrous que l’on peut garder en soi. Malgré nous les larmes nous vinrent aux yeux, nous étions exténués, vaincus. Enfin les violons nous bercèrent une dernière fois, revinrent progressivement au calme et bouclèrent avec le début de leur partition. C’est alors que nous nous dîmes que Wagner avait décidément compris quelque chose sur les émotions humaines, sur leur construction, que peu de gens avaient réussi à comprendre. Ce mélange de douceur et de fermeté, cette exigence, pourrons-nous les retrouver dans une friandise telle que la Brioche au Cardamome et à la Cannelle proposée chez O/HP/E ? Réussira-t-elle à accorder le moelleux de sa pâte à la force de ses épices ? Nous chercherons à le savoir. Continuer la lecture de « Brioche au Cardamome et à la Cannelle par O/HP/E »